Les ancêtres immigrés

Savez-vous si vous avez des grands-parents ou des arrière-grands-parents nés dans d’autres pays ? Si oui, vous-êtes-vous demandés comment ils ont vécu leur « déracinement » ? A-t-il été facile pour eux de s’adapter de de s’intégrer dans un pays avec une culture et une langue différente ? A partir de 1850, le développement de la grande industrie et la faiblesse de la natalité entraîne en France un appel à la main-d’œuvre immigrée. En 1886, il y a déjà 1,1 million d’étrangers dont 43% de Belges et 23% d’Italiens, employés principalement dans l’industrie et dans l’agriculture.

Au début du 20ème siècle, des organismes privés comme Le Comitédes forges recrutent en Suisse et en Italie pour travailler dans les mines et la sidérurgie. A la suite de la Première Guerre mondiale, l’état prend en charge une partie du recrutement et le patronat continue de le faire avec la Société Générale d’immigration créée en 1924. En 1930 les étrangers représentent alors 7% de la population mais sont les premiers à subir les effets de la crise de 1929. Dans les années trente, le recrutement est interrompu et beaucoup sont renvoyés chez eux, il sera repris après la Seconde Guerre mondiale, sous le contrôle de l’état. Les Algériens dépassent alors le nombre d’Italiens et à partir de 1956 débute une période d’immigration incontrôlée où des Espagnols et des Portugais arrivent clandestinement jusqu’en 1974 où le gouvernement décide de limiter les entrées.


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